Quand tout va mal, regarde-toi dans le miroir

J’aime beaucoup ce proverbe chinois, ces quelques mots détiennent à mon sens la clef de beaucoup de nos problèmes, tant dans notre vie personnelle que dans notre vie professionnelle. Qui n’a pas déjà souffert de situations professionnelles ou personnelles difficiles qui, au fur et à mesure que nous les attaquions de front, allaient de mal en pis ?

Car l’esprit occidental est ainsi fait, il raisonne de cette manière : tout problème a nécessairement une origine extérieure et par conséquent peut être et doit être résolu par des actions correctives dirigées vers l’extérieur. C’est une vision très cartésienne qui tient son rôle pour nous maintenir en vie jour après jour, mais qui montre vite ses limites pour les personnes en recherche de sérénité. Ce raisonnement implique de vouloir « changer les choses, changer les personnes ». Selon les philosophies orientales, l’esprit humain doit apprendre que le monde lui échappe, qu’il ne peut pas changer ce qui ne lui appartient pas : c’est une vision très occidentale que de penser que nous avons toute puissance sur les autres, le monde. Combien de fois dans la journée êtes-vous en désaccord avec quelqu’un au bureau, dans la rue, au supermarché, et combien de fois votre mental vous dit-il « il a tort, son comportement est inadéquat, je veux le changer » ? La croyance en cette toute puissance nous entraine dans un monde d’hostilité, de tension, de frustrations, de tristesse et de déception permanents.

Quand le mental prend le pouvoir

L’esprit humain est ainsi fait que son « mental » recherche la cause de ses maux ailleurs. En fait, c’est le mental qui régit notre vie et le mental est très envahissant.

Il a tendance à superviser, et c’est heureux, notre « survie », mais également notre vie quotidienne, et à rechercher des boucs-émissaires qu’il pointe d’autant plus du doigt qu’il se sent en souffrance. Je pense à l’exemple de certains forums de discussion professionnels, où sont régulièrement pris pour cible – dans le désordre – les recruteurs, les coachs, les professionnels RH, les agents de Pôle Emploi, etc. jugés tous bons à être pendus en place publique … Je veux dire à ces personnes, en difficulté professionnelle souvent, qu’elles ne sont pas sur le bon chemin. Si quelque chose ne te convient pas, change-le ; si tu ne peux pas le changer, accepte-le ou éloigne-t-en. Mais rien ne sert de simplement t’offusquer et crier.

Le mental se sent en danger permanent, et il veut imposer ses vues au monde. Je pense par exemple aux managers qui assimilent leur rôle à celui d’un chef de meute qui doit imposer sa vue et être respecté, et dont le simple usage d’une communication habile ou de la  « force » lui permet de régner sans partage sur son « poulailler ». Pour lui, lorsque survient l’adversité, le plus important est de s’arque bouter et de résister, avec les tensions, les frustrations, et les déceptions que cela implique.

Si tu veux changer le monde, commence par te changer toi-même

Pour la majorité des gens, a fortiori des professionnels, le monde s’apparente à un ring qui accueille un combat où s’opposent les idées et les personnes, et il est difficile de s’en détacher tant notre mental nous a entrainé à penser comme cela depuis notre plus jeune âge. C’est pourtant une perception de l’esprit, et il existe une autre voie, plus efficace et plus sereine à mon sens, je la confirme régulièrement auprès de mes clients. Au contraire du monde extérieur, nous avons plus facilement prise sur nous-mêmes. Vous serez surpris de la puissance et des conséquences que peuvent avoir sur votre entourage les changements, même minuscules, que vous appliquerez à vous-même et à votre perception du monde. Comme le dit justement Olivier Zara, tant que vous ne savez pas ce que l’on pense de vous, vous ne savez pas qui vous êtes. Dans l’entreprise, on peut utiliser à cette fin des outils tels que le 360 degrés, redouté pour ses surprises. Chaque fois que vous vient en tête la pensée « il a tort, je dois le faire changer», le moment est venu pour une petite séance d’introspection et de lucidité. L’important est l’état d’esprit. Les grands changements commencent par des premiers petit pas… la lecture de cet article en est peut-être un, et de tous, la prise de conscience est très certainement le plus important.

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, et pour un bel été, je recommande la lecture des livres d’Eckart Tolle et le célèbre « J’arrête de râler » de Christine Lewicki.

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Comments

  1. Je partage ton analyse ! C’est ma citation préférée 😉

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