Une année pleine de responsabilité individuelle !

Perspectives-economiques-2013-jpg_110400Si vous regardez attentivement, si vous écoutez autour de vous, en particulier dans ces temps difficiles et mouvementés, vous remarquerez très certainement que le mot stress revient souvent. Je suis stressé, elle est stressée, le stress dans l’entreprise, le stress à l’école, etc. Nous l’utilisons fréquemment ce mot, un peu à tort et à travers et de manière excessive. L’époque est propice aux dépressions et au mal-être dont les « victimes » cherchent toujours à découvrir le responsable. Vous vérifierez assez aisément que les personnes « stressées » se positionnent souvent en victimes, elles pointent facilement du doigt des boucs-émissaires. Comme le dit Samuel Lepastier dans Libé du 1er janvier « s’affirmer stressé, c’est dénoncer un facteur extérieur à l’origine de son mal : travail, chômage, retraite, amis, maternité, stérilité, avortement, conjoint, enfants, parents, environnement, politiciens, climat, étrangers, et… rentrée », il est tellement plus facile de montrer du doigt des responsables que de se regarder soi-même dans un miroir, la réflexion de notre image pouvant nous indisposer très fortement ! Au contraire du stress, l’angoisse, elle, serait le résultat d’une introspection, d’un regard vers sa propre réflexion qui provoque de l’inquiétude, mais à l’inverse du stress destructeur, la dynamique est plus positive et constructive. En fait, ajoute-t-il, la personne angoissée espère changer, même si elle n’y arrive pas toujours ; la personne stressée reproche aux autres de la faire souffrir en ne changeant pas assez vite… De là à nous souhaiter pour la nouvelle année beaucoup d’angoisse et moins de stress, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas… Souhaitons-nous surtout une année sans pointage de doigt et une année de pleine responsabilité individuelle !

Comment rendre une équipe heureuse et efficace ?

Les premiers jours d’un manager, la période de prise de fonctions, sont déterminants pour la suite du fonctionnement d’une équipe. Je vous donne ici ma liste non exhaustive, inspirée entre autre par la théorie organisationnelle d’Eric Berne, des éléments qui me semblent indispensables à la constitution d’une équipe efficace et heureuse.

La dimension spatiale

Pas évidente pour beaucoup, c’est le premier sujet à traiter. Comment est organisée mon équipe dans l’espace ? Concrètement, cela veut dire par exemple, les personnes sont-elles proches les unes des autres, y a-t-il des membres qui sont isolés, l’équipe se trouve-t-elle au milieu d’un passage, au contraire est-elle complètement mise de côté…de manière analogique, tous ces éléments sont à prendre en compte et en disent souvent beaucoup sur l’équipe, sa structure, et sa place dans l’entreprise. Par la suite, très simplement, le manager peut commencer son travail sur le fonctionnement de l’équipe en agissant sur son positionnement dans l’espace. [Read more…]

Les quatre fondements du bien-être au travail

Qu’est-ce que le bien-être au travail ? Un bon salaire, une bonne ambiance, une activité passionnante ? Selon Carlo Moiso, psychiatre italien et prix Eric Berne, il existe 4 dimensions au bien-être humain, il m’a semblé très intéressant de les transposer au monde du travail.

La satisfaction

Nous sommes ici dans le domaine de l’activité, la satisfaction du « travail bien fait », du « travail accompli » par rapport à une tâche, à une mission qu’un tiers nous a donnée ou que nous nous sommes fixée. En Analyse Transactionnelle, parmi les éléments qui procurent le plus de satisfaction dans la manière dont nous structurons notre temps, « l’activité » figure en bonne place, elle nous stimule et nous procure une grande énergie et une satisfaction personnelle indispensable à notre bien-être quotidien. Autant dire qu’un poste qui consiste à « ne rien faire », à rester passif, sera particulièrement avare en stimulation de qualité. A l’inverse, un poste qui apporte des activités riches et variées chaque jour, de l’action, de la nouveauté, procure une satisfaction très élevée.

La sérénité

La pyramide des besoins fondamentaux de Maslow situe le besoin de sécurité au deuxième étage de la construction, il est donc constitutif de l’être humain. Ce besoin de sécurité au niveau le plus basique comprend les éléments de sécurité physique (comme le logement, la santé…). [Read more…]

Je n’ai le temps de rien faire en dehors du travail…

Dans mon travail, j’ai souvent des clients qui ne trouvent pas le temps de venir à leur rendez-vous et qui annulent au dernier moment. Cela peut arriver ponctuellement, et je ne leur en tiens pas rigueur, mais quand cela devient régulier, cela a une signification dans la relation de coaching. Ils ont toujours de très bonnes raisons bien sûr… un séminaire impromptu à organiser, un appel d’offre par-ci, un remplacement à faire par-là, les excuses professionnelles sont légion. Pourquoi est-il si difficile pour certains professionnels de se déconnecter du travail, de rentrer chez eux, ou d’accorder du temps à une autre activité ?

Le travail et l’effort valorisés de manière excessive

L’effort et le travail figurent en bonne place dans nos systèmes de valeurs humains et sont souvent survalorisés, ce sont ces injonctions que l’on se donne : « tu dois travailler dur pour vivre », compris par « tu dois travailler beaucoup ». Trop. Pour certaines personnes cette valeur est élevée à hauteur de précepte, de fondement de vie. D’ailleurs c’est avant tout la quantité qui prime, au détriment de la qualité parfois, car finalement on peut difficilement faire du bon travail quand on est en quasi-burn out… [Read more…]

Ces éléments qui affectent notre réalité au travail

Faisant suite à mon billet du mois d’août sur le bonheur au travail, j’ai envie aujourd’hui de vous parler de ce qui peut impacter notre réalité au travail. Car la réalité objective n’existe pas : une situation est vécue de manière complètement différente par une Mme Dupond et par un M. Martin. Quels que soient les petits drames ou petits bonheurs de la situation en cours, l’un pourra aisément la vivre comme positive alors que l’autre la vivra comme dramatique, selon sa disposition personnelle. Notre réalité est finalement créée à travers notre propre intention, elle-même déterminée par les éléments que je vous vais vous exposer maintenant, et à travers les opportunités qui se situent dans le domaine du hasard et de la chance.

Les croyances

Elles correspondent à un système de valeurs que nous nous sommes constitué, un prisme par lequel nous percevons notre vie, et c’est certainement le plus puissant modificateur de réalité ! Les croyances sont importantes car constitutives mais elles peuvent aussi être très limitantes. Elles sont difficiles à modifier car elles sont profondément installées depuis notre plus jeune âge. Elles correspondent à des éléments que nous considérons comme bons ou mauvais, vrai ou faux. Quelques exemples de croyances : « je suis nul, j’attire l’échec », « la vie est une jungle dangereuse, je suis entouré d’ennemis », « les employés sont des fainéants, rien de mieux que de leur montrer qui est le chef », etc. Le problème des croyances, c’est qu’elles ont tendance à s’auto-réaliser, si vous pensez que le monde est mauvais, vous vous convaincrez qu’il l’est en en trouvant la preuve… Le premier pas vers plus de flexibilité, c’est la prise de conscience que vos croyances correspondent simplement à ce que vous décidez de croire, et que vous avez par conséquent la capacité de croire différemment. [Read more…]