De la compétition individuelle à la coopération créative

Sans titre-1Parmi les nombreuses définitions de l’intelligence, l’une me convient bien: c’est la capacité à s’adapter à une situation nouvelle, autrement dit à s’adapter au changement. Comme je l’ai déjà évoqué précédemment dans “la chenille et la papillon”, le monde est changement, et la position la plus efficace face au changement, c’est de réaliser la synthèse des éléments existants, les cellules de la chenille, avec des éléments novateurs, les cellules du papillon. Cette alchimie se réalise par l’action collective, la coopération.

C’est donc une évidence, on est plus intelligents à plusieurs que seul. En fait je pousse plus loin même : l’intelligence dans les organisations n’existe qu’en collectif. Dans un monde inter-connecté, complexe et organisé en systèmes, l’intelligence d’un individu isolé présente une possibilité d’évolution très limitée. On dit souvent que la qualité première d’un responsable c’est de savoir bien s’entourer, je pense que c’est vrai. Qu’auraient réalisé les “grands hommes” de notre histoire, les chefs d’entreprises visionnaires, s’ils avaient été seuls ? Vraisemblablement pas grand-chose. Soyons intelligents, oui, mais à plusieurs. [Read more…]

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Une année pleine de responsabilité individuelle !

Perspectives-economiques-2013-jpg_110400Si vous regardez attentivement, si vous écoutez autour de vous, en particulier dans ces temps difficiles et mouvementés, vous remarquerez très certainement que le mot stress revient souvent. Je suis stressé, elle est stressée, le stress dans l’entreprise, le stress à l’école, etc. Nous l’utilisons fréquemment ce mot, un peu à tort et à travers et de manière excessive. L’époque est propice aux dépressions et au mal-être dont les « victimes » cherchent toujours à découvrir le responsable. Vous vérifierez assez aisément que les personnes « stressées » se positionnent souvent en victimes, elles pointent facilement du doigt des boucs-émissaires. Comme le dit Samuel Lepastier dans Libé du 1er janvier « s’affirmer stressé, c’est dénoncer un facteur extérieur à l’origine de son mal : travail, chômage, retraite, amis, maternité, stérilité, avortement, conjoint, enfants, parents, environnement, politiciens, climat, étrangers, et… rentrée », il est tellement plus facile de montrer du doigt des responsables que de se regarder soi-même dans un miroir, la réflexion de notre image pouvant nous indisposer très fortement ! Au contraire du stress, l’angoisse, elle, serait le résultat d’une introspection, d’un regard vers sa propre réflexion qui provoque de l’inquiétude, mais à l’inverse du stress destructeur, la dynamique est plus positive et constructive. En fait, ajoute-t-il, la personne angoissée espère changer, même si elle n’y arrive pas toujours ; la personne stressée reproche aux autres de la faire souffrir en ne changeant pas assez vite… De là à nous souhaiter pour la nouvelle année beaucoup d’angoisse et moins de stress, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas… Souhaitons-nous surtout une année sans pointage de doigt et une année de pleine responsabilité individuelle !

Comment rendre une équipe heureuse et efficace ?

Les premiers jours d’un manager, la période de prise de fonctions, sont déterminants pour la suite du fonctionnement d’une équipe. Je vous donne ici ma liste non exhaustive, inspirée entre autre par la théorie organisationnelle d’Eric Berne, des éléments qui me semblent indispensables à la constitution d’une équipe efficace et heureuse.

La dimension spatiale

Pas évidente pour beaucoup, c’est le premier sujet à traiter. Comment est organisée mon équipe dans l’espace ? Concrètement, cela veut dire par exemple, les personnes sont-elles proches les unes des autres, y a-t-il des membres qui sont isolés, l’équipe se trouve-t-elle au milieu d’un passage, au contraire est-elle complètement mise de côté…de manière analogique, tous ces éléments sont à prendre en compte et en disent souvent beaucoup sur l’équipe, sa structure, et sa place dans l’entreprise. Par la suite, très simplement, le manager peut commencer son travail sur le fonctionnement de l’équipe en agissant sur son positionnement dans l’espace. [Read more…]

Les signes de reconnaissance et l’efficacité au travail

Pourquoi un enfant fait-il souvent des bêtises lorsqu’il y a des invités dans la maison ? Dans l’entreprise, pourquoi certaines personnes sont-elles sujettes à des erreurs inexpliquées, « sans raison » ? Tout être humain a des besoins physiologiques tels que manger, boire ou dormir, sinon il meurt. Il existe un autre besoin, moins reconnu et pourtant tout aussi important, qui est le besoin de stimulation sociale. L’analyse transactionnelle les appelle signes de reconnaissance, et ils sont indispensables à l’efficacité et au bien-être de l’équipe.

Des stimulations sociales pour vivre et bien travailler

Recevoir une stimulation, c’est en quelque sorte se nourrir pour vivre. Suite à des études effectuées dans le courant du siècle dernier, on a démontré que l’être humain ne peut pas vivre sans stimulation sociale : le petit bébé ne survit pas sans l’attention de ses parents ou de ses proches. Cette stimulation sociale est constitutive et essentielle, elle signifie pour la personne qui la reçoit qu’elle est reconnue, qu’elle existe aux yeux des autres. Il est aussi démontré qu’il est plus stimulant de recevoir de l’attention négative (reproches, punitions, mauvais traitement…) que pas d’attention du tout. Ce qui explique les comportements des enfants qui « cherchent » à se faire punir, ou des adultes qui font des erreurs inexpliquées, voire même des personnes battues ou sans cesse harcelées qui parfois même se « complaisent » dans cette situation. Elles préfèrent recevoir une stimulation négative que pas de stimulation du tout. [Read more…]

Les quatre fondements du bien-être au travail

Qu’est-ce que le bien-être au travail ? Un bon salaire, une bonne ambiance, une activité passionnante ? Selon Carlo Moiso, psychiatre italien et prix Eric Berne, il existe 4 dimensions au bien-être humain, il m’a semblé très intéressant de les transposer au monde du travail.

La satisfaction

Nous sommes ici dans le domaine de l’activité, la satisfaction du « travail bien fait », du « travail accompli » par rapport à une tâche, à une mission qu’un tiers nous a donnée ou que nous nous sommes fixée. En Analyse Transactionnelle, parmi les éléments qui procurent le plus de satisfaction dans la manière dont nous structurons notre temps, « l’activité » figure en bonne place, elle nous stimule et nous procure une grande énergie et une satisfaction personnelle indispensable à notre bien-être quotidien. Autant dire qu’un poste qui consiste à « ne rien faire », à rester passif, sera particulièrement avare en stimulation de qualité. A l’inverse, un poste qui apporte des activités riches et variées chaque jour, de l’action, de la nouveauté, procure une satisfaction très élevée.

La sérénité

La pyramide des besoins fondamentaux de Maslow situe le besoin de sécurité au deuxième étage de la construction, il est donc constitutif de l’être humain. Ce besoin de sécurité au niveau le plus basique comprend les éléments de sécurité physique (comme le logement, la santé…). [Read more…]