Les signes de reconnaissance et l’efficacité au travail

Pourquoi un enfant fait-il souvent des bêtises lorsqu’il y a des invités dans la maison ? Dans l’entreprise, pourquoi certaines personnes sont-elles sujettes à des erreurs inexpliquées, « sans raison » ? Tout être humain a des besoins physiologiques tels que manger, boire ou dormir, sinon il meurt. Il existe un autre besoin, moins reconnu et pourtant tout aussi important, qui est le besoin de stimulation sociale. L’analyse transactionnelle les appelle signes de reconnaissance, et ils sont indispensables à l’efficacité et au bien-être de l’équipe.

Des stimulations sociales pour vivre et bien travailler

Recevoir une stimulation, c’est en quelque sorte se nourrir pour vivre. Suite à des études effectuées dans le courant du siècle dernier, on a démontré que l’être humain ne peut pas vivre sans stimulation sociale : le petit bébé ne survit pas sans l’attention de ses parents ou de ses proches. Cette stimulation sociale est constitutive et essentielle, elle signifie pour la personne qui la reçoit qu’elle est reconnue, qu’elle existe aux yeux des autres. Il est aussi démontré qu’il est plus stimulant de recevoir de l’attention négative (reproches, punitions, mauvais traitement…) que pas d’attention du tout. Ce qui explique les comportements des enfants qui « cherchent » à se faire punir, ou des adultes qui font des erreurs inexpliquées, voire même des personnes battues ou sans cesse harcelées qui parfois même se « complaisent » dans cette situation. Elles préfèrent recevoir une stimulation négative que pas de stimulation du tout. [Read more…]

Lien social et performance sont inséparables

Quels sont les composants d’une société durable, d’une civilisation, ou d’une entreprise ? C’est ce à quoi l’Observatoire du Dialogue et de l’Intelligence Sociale (ODIS) a tenté de répondre dans un rapport publié récemment. J’ai assisté hier à une conférence passionnante de Jean-François Chantaraud, le fondateur de l’ODIS, et je pense qu’on peut appliquer le constat qu’il a fait au niveau des pays à différents niveaux de la société comme le monde de l’entreprise.

Sa démonstration est limpide, elle est basée sur des études qui s’étalent sur plusieurs années et sur des données fournies par l’OCDE, l’ONU ou d’autres institutions internationales et locales : il y a une corrélation évidente entre la performance d’un pays et son lien social. Plus le lien social d’un pays est élevé, plus la performance est élevée, et il est intéressant de noter que l’inverse est exact également. Comme le montre les graphiques, le constat est sans appel : il n’y a pas de performance économique pérenne sans cohésion sociale, et il n’y a pas de lien social solide sans performance. Schématiquement, comme le note Marie-Anne Kraft dans Mediapart, nous pourrions dire qu’« alors que la droite priorise la performance économique et la gauche la solidarité, le lien social, le vivre-ensemble, selon un clivage libéralisme/socialisme, cette étude révèle que les deux sont très liés ». La voie n’est donc ni exclusivement sociale ni exclusivement libérale, la voie est médiane. [Read more…]

Je n’ai le temps de rien faire en dehors du travail…

Dans mon travail, j’ai souvent des clients qui ne trouvent pas le temps de venir à leur rendez-vous et qui annulent au dernier moment. Cela peut arriver ponctuellement, et je ne leur en tiens pas rigueur, mais quand cela devient régulier, cela a une signification dans la relation de coaching. Ils ont toujours de très bonnes raisons bien sûr… un séminaire impromptu à organiser, un appel d’offre par-ci, un remplacement à faire par-là, les excuses professionnelles sont légion. Pourquoi est-il si difficile pour certains professionnels de se déconnecter du travail, de rentrer chez eux, ou d’accorder du temps à une autre activité ?

Le travail et l’effort valorisés de manière excessive

L’effort et le travail figurent en bonne place dans nos systèmes de valeurs humains et sont souvent survalorisés, ce sont ces injonctions que l’on se donne : « tu dois travailler dur pour vivre », compris par « tu dois travailler beaucoup ». Trop. Pour certaines personnes cette valeur est élevée à hauteur de précepte, de fondement de vie. D’ailleurs c’est avant tout la quantité qui prime, au détriment de la qualité parfois, car finalement on peut difficilement faire du bon travail quand on est en quasi-burn out… [Read more…]

Ces éléments qui affectent notre réalité au travail

Faisant suite à mon billet du mois d’août sur le bonheur au travail, j’ai envie aujourd’hui de vous parler de ce qui peut impacter notre réalité au travail. Car la réalité objective n’existe pas : une situation est vécue de manière complètement différente par une Mme Dupond et par un M. Martin. Quels que soient les petits drames ou petits bonheurs de la situation en cours, l’un pourra aisément la vivre comme positive alors que l’autre la vivra comme dramatique, selon sa disposition personnelle. Notre réalité est finalement créée à travers notre propre intention, elle-même déterminée par les éléments que je vous vais vous exposer maintenant, et à travers les opportunités qui se situent dans le domaine du hasard et de la chance.

Les croyances

Elles correspondent à un système de valeurs que nous nous sommes constitué, un prisme par lequel nous percevons notre vie, et c’est certainement le plus puissant modificateur de réalité ! Les croyances sont importantes car constitutives mais elles peuvent aussi être très limitantes. Elles sont difficiles à modifier car elles sont profondément installées depuis notre plus jeune âge. Elles correspondent à des éléments que nous considérons comme bons ou mauvais, vrai ou faux. Quelques exemples de croyances : « je suis nul, j’attire l’échec », « la vie est une jungle dangereuse, je suis entouré d’ennemis », « les employés sont des fainéants, rien de mieux que de leur montrer qui est le chef », etc. Le problème des croyances, c’est qu’elles ont tendance à s’auto-réaliser, si vous pensez que le monde est mauvais, vous vous convaincrez qu’il l’est en en trouvant la preuve… Le premier pas vers plus de flexibilité, c’est la prise de conscience que vos croyances correspondent simplement à ce que vous décidez de croire, et que vous avez par conséquent la capacité de croire différemment. [Read more…]

Bien casser la croûte pour bien travailler (et mieux se sentir)

Je lisais hier un article du blog Modes d’Emploi sur la commercialisation d’un livre de recettes pour le déjeuner au travail, et ça m’a rappelé à quel point la pause-déjeuner est importante dans le milieu professionnel.

Lorsque je travaillais à l’étranger, j’ai constaté, souvent avec une grande tristesse, le peu de cas qui était fait à la pause-déjeuner. Même parfois avec horreur, en Angleterre, où manger-en-10-minutes-devant-son-écran est un art de vivre… La semaine dernière, je déjeunais tranquillement dans une brasserie à Paris quand un Anglais est arrivé, accompagné d’une assistante, il avait l’air de découvrir presque éberlué qu’il existait des endroits sur terre où les professionnels prenaient le temps de manger le midi, et elle lui expliquait que les Français prenaient tous une pause et déjeunaient en général à plusieurs, qu’il s’agissait d’un moment social. Et que le monde ne s’effondrait pas pour autant !

Au-delà des vertus nutritionnelles pour lesquelles je vous invite à lire l’article dont je parlais en début de chronique, le déjeuner du midi a d’abord des vertus de bien-être. [Read more…]